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t que je pusse l'atteindre, elle etait fermee; impossible de sortir. Je me retournai, cherchant un adversaire; je ne fus pas longtemps sans en trouver un. A la lueur d'un coup de pistolet, je vis un Indien se precipitant sur moi la hache levee. Je ne sais quelle circonstance m'avait empeche de tirer mon couteau jusqu'a ce moment; il etait trop tard, et, relevant mes bras pour parer le coup, je m'elancai tete baissee contre le sauvage. Je sentis le froid du fer glissant dans les chairs de mon epaule; la blessure etait legere. Le sauvage avait manque son coup a cause de mon brusque mouvement; mais l'elan que j'avais pris nous porta l'un contre l'autre, et nous nous saisimes corps a corps. Renverses sur les rochers, nous nous debattions a terre sans pouvoir faire usage d'aucune arme; nous nous relevames, toujours embrasses, puis nous retombames avec violence. Il y eut un choc, un craquement terrible, et nous nous trouvames etendus sur le sol, en pleine lumiere! J'etais ebloui, aveugle. J'entendais derriere moi le bruit des poutres qui tombaient; mais j'etais trop occupe pour chercher a me rendre compte de ce qui se passait. Le choc nous avait separes; nous etions debout au meme instant, nous nous saisissions encore pour retomber de nouveau sur la terre. Nous luttions, nous nous debattions au milieu des epines et des cactus. Je me sentis faiblir, tandis que mon adversaire, habitue a ces sortes de combats, semblait reprendre incessamment de nouvelles forces. Trois fois il m'avait tenu sous lui; mais j'avais toujours reussi a saisir son bras droit et a empecher la hache de descendre. Au moment ou nous traversions la muraille, je venais de saisir mon couteau; mais mon bras etait retenu aussi, et je ne pouvais en faire usage. A la quatrieme chute, mon adversaire se trouva dessous. Un cri d'agonie sortit de ses levres; sa tete s'affaissa dans les buissons, et il resta sans mouvement entre mes bras. Je sentis son etreinte se relacher peu a peu. Je regardai sa figure: ses yeux etaient vitreux et retournes; le sang lui sortait de la bouche. Il etait mort. J'avais pourtant conscience de ne l'avoir point frappe, et j'en etais encore a tacher de retirer mon bras de dessous lui pour jouer du couteau, quand je sentis qu'il ne resistait plus. Mais je vis alors mon couteau: il etait rouge de la lame jusqu'au manche; ma main aussi etait rouge. En tombant, la pointe de l'arme s'etait trouvee en l'air et l'Indien s'etait enferre. Ma pen
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