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ndemain matin, Seguin se prepara a retourner a sa vieille habitation de Del Norte, avec sa femme et ses filles. La maison etait encore debout, a ce que nous avions appris. Elle n'avait pas ete pillee. Les sauvages, lorsqu'ils s'en etaient empares, s'etaient trouves serres de pres par un gros de _Paisanos_, et avaient du partir en toute hate, avec leurs prisonnieres, laissant les choses dans l'etat ou ils les avaient trouvees. Saint-Vrain et moi nous suivions la famille. Le chef avait pour l'avenir des projets dans lesquels tous deux nous etions interesses. Nous devions les examiner murement a la maison. Ma speculation de commerce m'avait rapporte plus que Saint-Vrain ne l'avait presume. Mes dix mille dollars avaient ete triples. Saint-Vrain aussi etait a la tete d'un joli capital, et nous pumes reconnaitre largement les services que nos derniers compagnons nous avaient rendus. Mais la plupart d'entre eux avaient deja recu un autre salaire. En sortant d'El Paso, je retournai par hasard la tete, et je vis une longue rangee d'objets noirs suspendus au-dessus des portes. Il n'y avait pas a se tromper sur la nature de ces objets, a nuls autres semblables: c'etaient des scalps. LVI UNE VIBRATION DES CORDES DE LA MEMOIRE. Le deuxieme soir apres notre arrivee a la vieille maison du Del Norte, nous etions reunis, Seguin, Saint-Vrain et moi, sur l'azotea. J'ignore dans quel but notre hote nous avait conduits la. Peut-etre voulait-il contempler une fois encore cette terre sauvage, theatre de tant de scenes de sa vie aventureuse. Nos plans etaient arretes. Nous devions partir le lendemain, traverser les grandes plaines et regagner le Mississipi. _Elles_ partaient avec nous. C'etait une belle et chaude soiree. L'atmosphere etait legere et elastique comme elle l'est toujours sur les hauts plateaux du monde occidental. Son influence semblait s'etendre sur toute la nature animee; il y avait de la joie dans le chant des oiseaux, dans le bourdonnement des abeilles domestiques. La foret lointaine nous envoyait la melodie de son doux murmure; on n'entendait pas les rugissements habituels de ses hotes sauvages et cruels: tout semblait respirer la paix et l'amour. Les _arrieros_ chantaient gaiement, en s'occupant en bas des preparatifs de depart. Moi aussi, je me sentais joyeux; depuis plusieurs jours le bonheur etait dans mon ame, mais cet air pur, le plus brillant avenir qui s'ouvrait devant moi, ajoutaient encore a ma feli
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