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uis partie pour Nerac. Nous sommes arrives pour ensevelir notre pauvre enfant, emmener les parents desoles et leur rendre un peu de courage. Ils ont ete, en effet, depuis, passer quelques jours pres de Chambery, chez M. Buloz. Maintenant, ils sont a Paris, occupes d'acheter, non loin de moi, une maisonnette, pour etre a portee des occupations de Paris, sans habiter Paris meme. Moi, j'habite decidement Palaiseau, ou je me trouve tres bien et parfaitement tranquille. C'est un _Tamaris_ a climat doux, aussi retire, mais a deux pas de la civilisation. Je n'ai a me plaindre de rien. Mais quel fonds de tristesse a savourer!... Cet enfant etait tout mon reve et mon bien.--Encore, passe que je souffre de sa perte; mais mon pauvre Maurice et sa femme! Leur douleur est amere et profonde. Ils l'avaient si bien soigne! Enfin, ne parlons plus de cela. Vous voila triomphant d'avoir sauve votre chere fille. Embrassez-la bien pour moi et pour nous tous. Nous allons courir ce mois prochain, avec Maurice et Lina, un peu partout, avant de prendre nos quartiers d'hiver. Mais, comme nous n'allons pas loin, si vous venez a Paris, j'espere bien que nous le saurons a temps pour nous rencontrer. Il faudra vous informer de nous, rue des Feuillantines, 97, ou nous avons un petit pied-a-terre. Merci de votre bon souvenir pour Marie. Elle est a Nohant en attendant que Maurice et sa femme s'installent par ici. C'est a eux qu'en ce moment elle est necessaire. Bonsoir, chers enfants. Que le malheur s'arrete donc et que la sante, le courage et l'affection soient avec vous. A vous de coeur. DLXXII A M. BERTON PERE, A PARIS Palaiseau, septembre 1861. Mon cher enfant, J'etais tellement commandee par l'heure du chemin de fer, ce matin, que je n'ai pas fait retourner mon fiacre pour courir apres vous. J'aurais pourtant voulu vous serrer la main et vous dire mille choses que je n'ai pu vous ecrire. D'abord M. de la Rounat avait completement disparu dans ses villegiatures de l'ete, et je n'ai pu avoir de lui un mot d'explication. Ensuite un cruel malheur m'a frappee. Mon fils a perdu son enfant. J'ai ete dans le Midi, et puis en Berry. J'ai pense a _Villemer_ et revu La Rounat presque a la veille de la reprise, que je ne croyais pas si prochaine. J'ai eu enfin le recit de ses peripeties a propos de vous, et je l'ai eu trop tard pour rien changer a ses resolutions, puisque vous etiez en pleine _Son
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