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olie dans ses larmes: -- Votre mere avait-elle des habitudes religieuses, mon enfant ? -- Mais... monsieur l'abbe... oui, je crois... Elle faisait ses prieres matin et soir. -- Elle ne frequentait pas les sacrements ? Etiennette hesita: -- Je ne crois pas, dit-elle. -- Il faut prier pour elle, mon enfant. Dieu est tres misericordieux, mais il n'accorde rien a qui ne demande rien. Apres un silence, il ajouta: -- Avez-vous d'autre famille ? Etiennette rougit si vivement que le pretre comprit et pardonna le mensonge de sa reponse: "Non, monsieur," et il sembla meme s'adoucir un peu. -- Ma pauvre enfant ! murmura-t-il, que le bon Dieu vous ait en sa garde ! Vous voila toute seule dans la vie... Si vous vous sentez le coeur trop gros ces jours-ci, venez rue de Turin; vous demanderez le P. de Rigny. En balbutiant des remerciements, la jeune fille reconduisit le pretre jusqu'a l'antichambre. Elle traversait de nouveau le salon quand elle entendit un grand cri; elle se precipita dans la chambre... Mme de Gravier et la garde etaient deja agenouillees et recitaient le _De profundis_. Etiennette s'affaisa pres d'elles et pleura, cette fois, du fond du coeur. Elle resta ainsi jusqu'a ce que la voix de Mme Gravier lui dit a l'oreille: -- Il faut vous etendre un peu, ma petite, ou vous prendriez mal, vous aussi. Elle obeit machinalement. Quand elle fut debout, elle vit avec surprise qu'on avait tire les rideaux des fenetres. Il faisait dans la chambre un petit jour rose et gai de printemps. Mathilde, les yeux clos, avait repris dans la mort sa figure amicale des jours de sante. Vers huit heures du matin, Etiennette, cedant aux instances de son obligeante voisine, buvait distraitement un peu de cafe sur un coin de table, dans la salle a manger, quand la petite bonne, Ursule, entra en annoncant confidentiellement: -- C'est la "demoiselle". Elle est avec M. Paul. La "demoiselle" etait le nom dont Ursule designait cette elegante et mysterieuse visiteuse qui, depuis deux mois, avait des rendez-vous assez frequents dans l'ancienne chambre de Suzanne avec un elegant et mysterieux visiteur qu'Ursule nommait, aussi vaguement, le "monsieur". Etiennette rougit au rappel de cette complaisance... Elle etait genee de revoir Maud a present. Non, elle n'aurait plus permis cela. De l'evenement, pourtant si prevu, de la mort de sa mere, il lui demeurait, en meme temps qu'une resolution plus robuste de vivre honnete et independante,
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