FREE BOOKS

Author's List




PREV.   NEXT  
|<   163   164   165   166   167   168   169   170   171   172   173   174   175   176   177   178   179   180   181   182   183   184   185   186   187  
188   189   190   191   192   193   194   195   196   197   198   199   200   201   202   203   204   205   206   207   208   209   210   211   212   >>   >|  
lliance. Il avait appris l'arrivee a Ferrare d'un legat du pape, qui etait venu pour reprendre possession des legations; il le manda a son quartier-general. Ce legat, qui etait le cardinal Mattei, tomba a ses pieds en disant: _Peccavi_. Bonaparte le mit aux arrets dans un seminaire. Il ecrivit a M. d'Azara, qui etait son intermediaire aupres des cours de Rome et de Naples; il se plaignit a lui de l'imbecillite et de la mauvaise foi du gouvernement papal, et lui annonca son intention de revenir bientot sur ses derrieres, si on l'y obligeait. Quant a la cour de Naples, il prit le langage le plus menacant. "Les Anglais, dit-il a M. d'Azara, ont persuade au roi de Naples qu'il etait quelque chose; moi, je lui prouverai qu'il n'est rien. S'il persiste, au mepris de l'armistice, a se mettre sur les rangs, je prends l'engagement, a la face de l'Europe, de marcher contre ses pretendus soixante-dix mille hommes avec six mille grenadiers, quatre mille chevaux, et cinquante pieces de canon." Il ecrivit une lettre polie, mais ferme, au duc de Toscane, qui avait laisse occuper aux Anglais Porto-Ferrajo, et lui dit que la France pourrait le punir de cette negligence en occupant ses etats, mais qu'elle voulait bien n'en rien faire, en consideration d'une ancienne amitie. Il changea la garnison de Livourne, afin d'imposer a la Toscane par un mouvement de troupes. Il se tut avec Genes. Il ecrivit une lettre vigoureuse au roi de Piemont, qui souffrait les Barbets dans ses etats, et fit partir une colonne de douze cents hommes avec une commission militaire ambulante, pour saisir et fusiller les Barbets trouves sur les routes. Le peuple de Milan avait montre les dispositions les plus amicales aux Francais. Il lui adressa une lettre delicate et noble, pour le remercier. Ses dernieres victoires lui donnant des esperances plus fondees de conserver l'Italie, il crut pouvoir s'engager davantage avec les Lombards; il leur accorda des armes, et leur permit de lever une legion a leur solde, dans laquelle s'enrolerent en foule les Italiens attaches a la liberte, et les Polonais errans en Europe depuis le dernier partage. Bonaparte temoigna sa satisfaction aux peuples de Bologne et de Ferrare. Ceux de Modene demandaient a etre affranchis de la regence etablie par leur duc; Bonaparte avait deja quelques motifs de rompre l'armistice, car la regence avait fait passer des vivres a la garnison de Mantoue. Il voulut attendre encore. Il demanda des secours
PREV.   NEXT  
|<   163   164   165   166   167   168   169   170   171   172   173   174   175   176   177   178   179   180   181   182   183   184   185   186   187  
188   189   190   191   192   193   194   195   196   197   198   199   200   201   202   203   204   205   206   207   208   209   210   211   212   >>   >|  



Top keywords:

lettre

 
ecrivit
 
Naples
 

Bonaparte

 
armistice
 
garnison
 
Europe
 

hommes

 

Anglais

 

regence


Ferrare
 
Barbets
 

Toscane

 
delicate
 
Piemont
 

vigoureuse

 
remercier
 

Livourne

 

victoires

 

imposer


dernieres

 

mouvement

 

adressa

 

troupes

 

amicales

 

colonne

 

saisir

 
fusiller
 
trouves
 

donnant


ambulante

 

commission

 
routes
 

dispositions

 

militaire

 

souffrait

 

montre

 

peuple

 

partir

 
Francais

permit

 

demandaient

 

affranchis

 

etablie

 
Modene
 

satisfaction

 

peuples

 

Bologne

 

quelques

 

motifs