FREE BOOKS

Author's List




PREV.   NEXT  
|<   189   190   191   192   193   194   195   196   197   198   199   200   201   202   203   204   205   206   207   208   209   210   211   212   213  
214   215   216   217   218   219   220   221   222   223   224   225   226   227   228   229   230   231   232   233   234   235   236   237   238   >>   >|  
etes dans les colonies: la France en avait fait sur le continent aux allies de l'Angleterre; il y avait donc matiere a restitutions de part et d'autre. Mais il fallait convenir d'abord du principe des compensations, avant de s'expliquer sur les objets qui seraient compenses. On voit que le cabinet anglais evitait de s'expliquer positivement sur la restitution des Pays-Bas, et enoncait un principe general pour ne pas faire rompre la negociation des son ouverture. Le ministre Delacroix repondit qu'il allait en referer au directoire. Le directoire ne pouvait pas abandonner les Pays-Bas; ce n'etait pas dans ses pouvoirs, et l'aurait-il pu, il ne le devait pas. La France avait envers ces provinces des engagements d'honneur, et ne pouvait pas les exposer aux vengeances de l'Autriche en les lui restituant. D'ailleurs, elle avait droit a des indemnites pour la guerre inique qu'on lui faisait depuis si long-temps; elle avait droit a des compensations pour les agrandissemens de l'Autriche, la Prusse et la Russie en Pologne, par les suites d'un attentat; elle devait enfin tendre toujours a se donner sa limite naturelle, et, par toutes ces raisons, elle devait ne jamais se departir des Pays-Bas, et maintenir les dispositions de la constitution. Le directoire, bien resolu a remplir son devoir a cet egard, pouvait rompre sur-le-champ une negociation dont le but evident etait de nous proposer l'abandon des Pays-Bas et de prevenir un arrangement avec l'Autriche; mais il aurait ainsi donne lieu de dire qu'il ne voulait pas la paix, il aurait rempli l'une des principales intentions de Pitt, et lui aurait fourni d'excellentes raisons pour demander au peuple anglais de nouveaux sacrifices. Il repondit le lendemain meme. La France, dit-il, avait deja traite isolement avec la plupart des puissances de la coalition, sans qu'elles invoquassent le concours de tous les allies; rendre la negociation generale, c'etait la rendre interminable, c'etait donner lieu de croire que la negociation actuelle n'etait pas plus sincere que l'ouverture faite l'annee precedente par l'intermediaire du ministre Wickam. Du reste, le ministre anglais n'avait pas de pouvoir des allies, au nom desquels il parlait. Enfin, le principe des compensations etait enonce d'une maniere trop generale et trop vague, pour qu'on put l'admettre ou le rejeter. L'application de ce principe dependait toujours de la nature des conquetes, et de la force qui restait aux puissances bell
PREV.   NEXT  
|<   189   190   191   192   193   194   195   196   197   198   199   200   201   202   203   204   205   206   207   208   209   210   211   212   213  
214   215   216   217   218   219   220   221   222   223   224   225   226   227   228   229   230   231   232   233   234   235   236   237   238   >>   >|  



Top keywords:

aurait

 
principe
 
negociation
 

devait

 
ministre
 
compensations
 
pouvait
 

anglais

 

directoire

 

Autriche


allies
 
France
 

raisons

 
ouverture
 
donner
 

rendre

 
generale
 

puissances

 

rompre

 

toujours


repondit

 

expliquer

 

intentions

 

fourni

 

principales

 

dependait

 

nature

 
application
 
excellentes
 

lendemain


sacrifices

 

nouveaux

 
demander
 

peuple

 

conquetes

 

restait

 

proposer

 

prevenir

 

arrangement

 
evident

rempli

 

voulait

 

abandon

 

isolement

 
pouvoir
 

croire

 

desquels

 

interminable

 

parlait

 

actuelle