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ejeuner, chacun se mit a nettoyer ses armes pour l'inspection du lendemain. Rien de particulier ce jour-la. Tous les soldats ecrivirent a leurs familles, car le depart etait fixe au lendemain. La nuit se passa sans incident. A quatre Heures, jeudi, le 23 avril, tout le monde etait sur pied; a neuf heures le camp etait leve et le bataillon gauche pret a partir. Le lieut.-col. Smith fit l'inspection, puis l'on se mit en marche. Tous etaient joyeux; car on nous avait donne a entendre que nous pourrions peut-etre rejoindre le bataillon droit en faisant des marches forcees. La bande du 92e nous accompagna comme elle avait accompagne nos freres trois jours auparavant. A deux milles de la ville, le major Dugas fit ses adieux au bataillon. Il parla assez longuement, disant qu'il etait des plus peine de se separer de ceux que la gloire attendait dans le Nord et souhaitant a tous un heureux retour a Montreal. L'adjudant Robert le remplaca aupres de nous, tandis que le Capt. Perry, de la Police a cheval, eleve au rang de major par le general Strange, etait commandant en chef du detachement. On campa, vers les cinq heures, dans un endroit appele Shaganappy Hill. Le lendemain a quatre heures tous etaient debout et pendant que deux soldats de chaque compagnie nous faisaient chauffer notre the, les autres jetaient les tentes a terre et pliaient bagage. A dix heures eut lieu la premiere halte, a McPherson's Creek, vingt-trois milles au nord de Calgarry. A deux heures, apres avoir pris le diner, l'on se remit en marche. Rien d'extraordinaire le long de la route, excepte la rencontre d'un transport de sauvages. Un de nos charretiers, un Metis, fit remarquer, en route, qu'il etait surpris de nous voir marcher si vite et ajouta qu'il etait anxieux de voir combien de jours nous pourrions resister aux fatigues de la route. Il serait bon d'ajouter ici que notre coiffure etait loin de convenir au pays que nous traversions. Partis de Montreal avec nos kepis, nous n'avions eu, en route, que des tuques en laine, et plusieurs prefererent porter la tuque que le kepi pour se proteger contre les ardeurs d'un soleil brulant. La nuit, pas de difficultes, la tuque etait preferable, car il etait rare que nous nous reveillions le matin sans avoir au moins un pouce de neige autour du camp. Cependant, malgre tout, on avancait toujours courageusement et, vers cinq heures on fixa le camp au bord d'un lac. Aussitot apres souper, plusieurs sol
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