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t de Maxime de Chantel. C'est ta mere qui recevriat et qui me chaperonnerait. Tu savais cela ? -- Non, mais c'est gentil de la part d'Hector... car l'idee doit venir d'Hector ? -- D'Hector et de Paul, je crois. Paul, tu comprends, souhaite le plus possible se montrer avec moi dans des milieux convenables. -- Alors ?... ce mariage ? -- Mon Dieu... je crois que Paul commence a m'aimer assez pour y songer. -- Bonne chance ! -- Bonne chance aussi, cherie ! Les deux amies s'embrasserent. Maud redescendit vivement les trois etages et remonta dans le coupe qui partit assez vite, car la neige avait cesse de tomber et fondait rapidement en boue dans l'air adouci. Recognee a l'angle de la voiture, les mains dans son manchon, les pieds sur la boule chaude, Maud sentait effervescente en soi la douce fievre du succes proche, et, sure de l'avenir maintenant, elle laissait glisser sa pensee aux souvenirs de sa visite chez Julien, au reve des futures entrevues dans la chambre discrete de Suzanne du Roy. V Maxime de Chantel, ayant pose sa canne dans le coin d'un compartiment pour y marquer sa place, redescendit sur le quai de la gare du Nord. Le train qui le menait a la station de Chamblais ne partait qu'a trois heures cinq, dans cinq minutes. Maxime se mit a arpenter le quai de son pas militaire, tout en inspectant les wagons de premiere classe. Il avait espere voyager avec les dames de Rouvre qui dinaient aussi a Chamblais. Il ne les vis point; elles etaient parties dans la matinee. Le train, d'ailleurs, etait presque vide, bien que la purete du ciel, la tiedeur printaniere qui brusquement succedait a la fonte des neiges, engageassent les Parisiens aux excursions de banlieue. Maxime n'avait point vu Maud depuis l'avant-veille, au mardi des Francais; la journee d'hier et celle d'aujourd'hui s'etaient ecoulees, pour lui, dans une telle detresse de coeur qu'il ne pouvait plus meconnaitre l'imperieux besoin de cette femme. Il souffrait de sa detresse et ne voulait la confier a personne. Sa mere qu'il adorait, sa soeur qu'il avait elevee jalousement, leur presence lui pesait presque, car il sentait fixes sur lui des yeux tendres et inquiets qui n'osaient pourtant questionner. Oh ! la pensee qui obsede, qui garrotte, qui bouche les issues de l'ame, pour ainsi dire ! Ce n'etait pas un caprice des sens, une fumee de desir que le vent emporte; c'etait, depuis le jour ou ils s'etaient rencontres a Saint-Amand, un envoutement de la tete e
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