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st surtout en
physiologie qu'il est merveilleux. Il vous donnerait une sante a toute
epreuve si on lui rendait bien compte de soi et si on ecoutait ses
conseils d'hygiene generale. Au moral, il y a bien des points sur
lesquels il vous remonte aussi. Enfin je te le decris et te l'annonce.
C'est un homme remarquable et que tu seras content de connaitre.
Je t'embrasse,
G. SAND.
DCCXXX
A MICHEL LEVY, EDITEUR, A PARIS
Nohant, 20 avril 1870.
Cher ami,
C'est encore moi! Je dis a tout le monde que nous sommes bons amis, et
tout le monde veut que je m'adresse a vous. Je vous ai envoye le roman
de madame Blanc: je desire beaucoup qu'il vous convienne de le publier.
A present, Flaubert m'ecrit qu'il a quelques dettes a payer et qu'il
ne peut se decider a demander de l'argent. Je ne sais pas pourquoi,
puisqu'il vous a trouve tres excellent envers lui, et que vous ne
refusez jamais un solde ou une avance a qui en a besoin. J'ignore ou
vous en etes avec lui de votre reglement; mais je vois que vous lui
rendriez grand service en lui portant ou en lui envoyant de quoi se
remettre a flot, puisqu'il ne sait pas demander lui-meme. Il est
_atrabilaire_ pour le moment. Il a perdu, apres Bouilhet, un autre ami,
un second Bouilhet; avec cela, il est en mauvaise sante, et ses lettres
sont tristes. Je crois que sa position materielle amelioree l'aiderait a
reprendre le dessus.
A vous de coeur.
G. SAND.
Ne parlez pas a Flaubert de ma lettre. Faites comme de vous-meme [1].
[1] Voici quelle fut la reponse de Michel Levy a cette lettre de George
Sand:
Paris, 24 avril,1870.
Chere madame Sand,
Je ne demande pas mieux que de rendre service a Flaubert, pour qui j'ai
beaucoup d'amitie; mais, comme vous me priez de ne pas lui dire que vous
m'avez ecrit a son sujet, et que, pour sa part, il ne m'a fait aucune
ouverture, je suis bien empeche sur la facon d'engager l'affaire. Il
faudrait que j'eusse au moins une occasion, un pretexte. Tachez de me
fournir quelque moyen d'entrer en matiere, et je serai tres heureux de
pouvoir, du meme coup, etre agreable a vous et a notre ami.
A vous bien affectueusement.
MICHEL LEVY.
DCCXXXI
AU MEME
Nohant, 26 avril 1870.
Eh bien, mon cher ami, dites a _notre ami_ que je vous ai parle de ses
petits soucis d'argent, sans faire allusion a son etat moral ni
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